Magazine de décoration Sofadéco - Édition Mai-Juin 2009 - Aménagements paysagers - Le top 4 des fleurs et fougères 2009

1. Rudbeckie Henry Eilers : des marguerites-soleil qui illuminent vos plates-bandes!

Qui ne connaît pas la rudbeckie, cette marguerite jaune quasi essentielle dans tout bon aménagement paysager? Cette vivace, dont la popularité est méritée et ne se dément pas, a tous les avantages : longévité, fidélité, facilité. Avec les hostas, les astilbes, les hémérocalles et autres pivoines, elle fait partie des végétaux les plus cultivés au Québec. Cette nouvelle variété doit être abordée de près pour révéler sa particularité : des pétales en forme de tubes, qui surprennent vraiment. En massif, la Rudbeckie Henry Eilers provoquera les oh! et les ah! de vos visiteurs charmés, qui seront aussitôt conquis. La floraison prolongée de cette vivace est une qualité qui a attiré, au cours des années, les faveurs des plus exigeants des jardiniers. Si les fleurs en elles-mêmes n’émettent aucun parfum, le feuillage, en revanche, dégage une odeur de vanille absolument unique, en plus d’être doux au toucher. D’une hauteur pouvant atteindre 1,5 mètre, cette rudbeckie se renouvellera sans faute, saison après saison. Elle vous procurera ce que le jardinage a de mieux à offrir : une grande satisfaction. Vraiment, la variété Henry Eilers de la rudbeckie n’a que des qualités. À vous d’en profiter!

Texte : Sylvie Laberge      


2. Trollius chinensis : des boutons d’or qui n’en sont pas!

Pour les endroits ensoleillés mais humides, rien ne vaut les trolles. Ces plantes pourraient se classer dans la catégorie « bord de l’eau » de nos guides de jardinage. Les trolles ont toutes les apparences de nos fameux boutons d’or indigènes (et font partie de la même famille, les renonculacées): le feuillage découpé, la tige florale haute et isolée et une affection particulière pour les sols détrempés. Le Trollius chinensis n’est pas de chez nous pourtant, comme son nom l’indique bien. Originaire des contrées asiatiques, il s’est parfaitement adapté au climat du Québec, souvent pluvieux et frais. Dans la médecine populaire chinoise, on utilise cette fleur pour le traitement des infections respiratoires supérieures, entre autres. Mais attention! Tout comme le bouton d’or, le Trollius chinensis est une plante toxique. Sa longévité est grande et il poussera lentement mais sûrement . Vous n’aurez pas à diviser le trolle avant plusieurs années, un avantage certain pour qui manque de temps. Cette nouvelle variété possède des fleurs un peu plus grosses que l’espèce, mais sa plus grande qualité, c’est sa floraison prolongée qui s’étale sur plus de deux mois, entre juillet et septembre. Magnifiques en massif, accompagnés de vivaces ayant les mêmes exigences, comme les astilbes et les ligulaires, les trolles offrent un effet visuel saisissant !


3. Dryopteris erythrosa : ambiance de sous-bois garantie!

Les dryoptères sont très répandues dans le monde avec plus de 150 espèces sur tous les continents. Nos variétés indigènes sont magnifiques, mais elles n’ont pas ce nouveau caractère, unique et distinctif, que possède la Dryoptere erythrosa : la couleur. Les jeunes frondes sont orangées, ce qui est tout à fait inusité dans le merveilleux monde des fougères. En effet, les couleurs apparaissent seulement à l’automne et pas chez toutes les espèces. Seule l’onoclée sensible, une autre fougère indigène, présente une coloration rougeâtre à son stade juvénile. Du grec drys « chêne », et ptéris « fougère », les premières descriptions des dryoptères remontent au premier siècle de notre ère. On les désignait comme étant des « plantes à allure de fougère poussant sous les grands arbres » ou des « plantes à allure de mousse poussant sous les chênes ». À l’abri du soleil, sous la protection du feuillage des arbres qui les entourent et là où bon nombre d’autres plantes ne poussent pas, les dryoptères, incluant bien sûr cette nouvelle variété colorée, s’épanouisseront . En combinaison avec différents types de fougères ou avec des hostas, des pervenches et des muguets, elles donneront à vos plates-bandes ombragées une allure de sous-bois de la forêt boréale humide.


4. Abelia mosanensis : amateurs avertis, à vos pelles!

Vous avez envie de relever un défi? La sagesse des hydrangées et la rectitude des lilas ne vous branchent plus? Procurez-vous une abélia. Au Québec, ces végétaux sont à la limite de leur zone de rusticité. Cette nouvelle variété promet d’être plus résistante. Il le faudra bien, puisque les boutons floraux se forment sur le vieux bois à l’automne. Ainsi, pour profiter de sa floraison, l’arbuste doit conserver ses rameaux pendant l’hiver. L’Abelia mosanensis a tout pour attiser la convoitise du jardinier : il tolère des sols plus acides que la moyenne, son feuillage semi-persistant vire à l’orangé à l’automne et il possède une floraison printanière abondante attirant les colibris et de nombreux insectes. Originaire de la Corée, il peut atteindre environ deux mètres de hauteur dans son habitat naturel. Au Québec, selon la région, il pourra s’élever à plus d’un mètre grâce à la protection du manteau neigeux. Là où les accumulations sont moins importantes, il restera confiné au ras du sol. La neige constitue un très bon isolant, permettant à des jardiniers habitant plus au nord de cultiver des espèces normalement plus méridionales, peu rustiques au Québec. Si vous souhaitez impressionner vos voisins, l’Abelia mosanensis est certainement un excellent choix!