Magazine de décoration Sofadéco - Édition Été 2008 - D'hier à aujourd'hui - La maison Gore : 200 ans d’histoire

Petit coup d’œil sur l’une des plus vieilles maisons de la ville de Beauport. Une demeure unique où le passé fait maintenant partie du présent.

Texte : Julie Houde      


Référence :

GIGUÈRE, Guy. La maison Gore, dossier d’inventaire architectural.


On ne peut savoir qui ont été les premiers habitants de la maison ni l’année de sa construction; seules quelques dates approximatives laissent croire qu’elle se situe entre 1790 et 1822.

Au fil des ans , certains ont découvert l’inscription H.L. 1820, gravée sur des poutres de bois qui soutiennent le plafond du sous-sol de la demeure. Seulement, personne ne peut affirmer que cette inscription est celle du premier propriétaire de la maison et non simplement la trace de quelqu’un qui a voulu marquer ces lieux du moment de sa visite.

Malgré tout, plusieurs familles, dont la génération des Gore, ont habité la maison en y laissant chacune leur tour un peu de leur histoire. La tradition orale veut que cette demeure ait été un club-house à la fin du siècle dernier et qu’on y ait également tenu des courses de chevaux. On dit aussi que la reine Victoria aurait déjà visité la maison à l’époque où les Gore l’habitaient…

L’époque des Gore…

En 1912, la maison appartient à la toute première génération des Gore, soit la famille d’Henri Gore. C’est à ce moment que la demeure à été baptisée La maison Gore, nom que l’on retrouve dans les archives. Ce sont les enfants de monsieur Henri Gore, Charles Francis (épouse : dame Ethel Alstream), Arthur Thomas (épouse : dame Edna Mckee) et dame Lily qui, avec les années, héritent de la maison .

Tout près de 30 ans plus tard, la demeure se métamorphose pour accueillir en ses murs deux familles. On divise alors le bâtiment en deux afin d’accommoder ses résidents. Dame Edna Mckee, veuve d’Arthur Gore, ainsi que leur fille, vivent dans la partie ouest de la maison, tandis que dame Ethel Alstream, veuve de Charles F. Gore, loge dans la partie est. Un mur mitoyen sépare les familles pour préserver l’intimité de chacune d’elles.

Depuis cette époque, plusieurs bâtiments ont disparu. Un garage à deux niveaux se trouvait derrière la maison. Mais, en 1939, la rivière de Beauport est sortie de son lit et a emporté la bâtisse avec elle. Près de la partie arrière de la maison, il y avait un hangar à bois et un endroit pour conserver le lait était situé près de la rivière. Puis, derrière la laiterie, on trouvait une porcherie qui n’existe plus aujourd’hui.


De nos jours…

À notre époque, quelques rénovations ont dû être apportées à la demeure, à l’extérieur comme à l’intérieur, afin de restaurer et parfois même de remplacer certains matériaux désuets. Le tout a été fait dans le respect du style et de l’âge de la demeure. Un travail et des recherches de longue haleine qui ont su redonner à la maison son apparence d’autrefois.