Magazine de décoration Sofadéco - Édition Novembre 2012 - Novembre 2012 - Novembre 2012
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Sofadéco / Novembre 2012



Quand nous avons choisi Moscou, c’étaient d’abord l’histoire et l’état de l’après-communisme qui nous intriguaient. Après quelques démarches consulaires pour obtenir des visas de touristes, nous sommes finalement arrivés à destination, dans un petit hôtel central, d’où nous partions à pied pour faire l’essentiel des visites. Il faut dire que les hôtels moscovites coûtent cher. D’ailleurs, la ville est reconnue mondialement pour son coût de la vie élevé.

Texte : Mélanie Veilleux      


Notre première destination a été la mythique place Rouge. Entrés par la porte de la Résurrection, nous avons aperçu, à l’autre bout, la silhouette de l’église Basile-le-Bienheureux. Même à cette distance, elle était déjà éblouissante. On a détruit la porte de la Résurrection comme la cathédrale Notre-Dame-de-Kazan dans les années 1930 pour permettre les défilés militaires. Elles ont été reconstruites dans les années 1990, devenant ainsi des symboles de l’ère postsoviétique.

Lorsque nos yeux ont quitté la silhouette de la charmante église, nous avons découvert l’immensité de la place Rouge, et nous nous sommes laissé transporter par l’évocation des événements historiques dont elle a été témoin. Avant de nous y engager, nous avons entendu des psaumes venant d’un office religieux orthodoxe tenu dans la cathédrale Notre-Dame-de-Kazan. Nous avons remarqué que les églises orthodoxes sont largement garnies d’icônes saintes. Nous avons vécu un moment magique lorsque la lumière extérieure a pénétré dans le temple rempli de fidèles et de quelques touristes curieux.

Nous avons marché sur la « Belle Place », son nom d’origine, et sommes passés devant le célèbre mausolée de Lénine, qui longe les murs du Kremlin. Cette muraille est dominée par une tour dans laquelle se trouve une immense horloge que l’on reconnaît de loin.

Notre marche nous a amenés à proximité de l’église Basile-le-Bienheureux, qui est sans conteste une des plus belles églises de Moscou. Cette œuvre du XVIe siècle semble démesurée et surréelle, mais elle est pourtant rigoureusement structurée. Elle doit son nom à un « fou de Dieu » qui a voué sa vie à sa foi et a plus tard été reconnu et béatifié.

Le corps de Basile repose dans l’une des neuf chapelles qui constituent l’église; les huit autres sont surmontées d’un bulbe. L’intérieur et l’extérieur de la construction sont exubérants. Des couleurs riches et des formes amusantes composent un ensemble délirant mais harmonieux. Nous sommes demeurés sept jours à Moscou et nous avons visité quotidiennement ce bâtiment pittoresque pour l’admirer à différentes heures du jour. Le spectacle était tout aussi fabuleux chaque fois!

Sur la place Rouge se trouvent l’église Basile-le-Bienheureux, le Kremlin, siège politique de la Russie, mais aussi le Goum, ancien magasin d’État transformé aujourd’hui en galeries marchandes. Le Goum renferme des boutiques luxueuses, mais c’est surtout le magasin Gastronome qui nous a séduits : une épicerie fine de 6000 m2 où l’on trouve presque tout, si l’on cherche… Devant tant d’abondance, il est difficile d’imaginer qu’à cet endroit, durant le régime communiste, des milliers de Russes ont fait la file pour obtenir leur maigre pitance.

À l’intérieur de la muraille du Kremlin, nous avons visité le palais des Armures, où nous avons contemplé la splendeur et la richesse des lieux de la dynastie tsariste et impériale des Romanov. Ensuite, nous avons poursuivi la visite des somptueuses cathédrales, églises et tours qui forment, dans un espace restreint, un ensemble architectural spectaculaire.

Après une nuit de repos, nous avons arpenté le quartier Kitaï-gorod, voisin de la place Rouge. Nous y avons fait une balade paisible dans ses rues étroites bordées d’anciens commerces, de palais et de charmantes églises orthodoxes coiffées de bulbes imposants. Nos pas nous ont menés au surprenant musée Maïakovski, baptisé en l’honneur d’un poète bolchéviste critique et critiqué dont l’œuvre est présentée comme un concert désordonné et extravagant de furies, de folies et de poésie.

L’offre culturelle est imposante à Moscou. On n’a qu’à penser au Théâtre d’art de Moscou, aux multiples maisons-musées, dont celle de Tolstoï, ou à la célèbre galerie Tretiakov. Selon moi, une visite de Moscou n’est pas complète sans une soirée au théâtre Bolchoï. Lorsque nous avons assisté à un opéra dans ce théâtre, nous avons été autant impressionnés par la prestation mémorable que par l’architecture de ce temple au style néoclassique grec prestigieux.

Moscou est exigeante pour les jambes! C’est une ville composée de différents quartiers, tous intéressants pour le visiteur. Prenons par exemple le quartier Tverskaya, où nous nous sommes promenés « les yeux en l’air » tellement les immeubles étaient magnifiques. Les rues piétonnes de ce quartier sont remplies de cafés, de restaurants, de théâtres et de musées. C’est là que nous avons savouré un excellent cappuccino sous l’œil avisé d’une statue de Tchekhov.

Ensuite, nous avons visité le musée du Goulag, ces camps de travail qui visaient à punir les dissidents du régime communiste. Des témoignages de prisonniers, des photographies des lieux et surtout la démonstration d’une propagande organisée nous ont plongés dans le contexte difficile d’un régime dictatorial. Pour nous consoler, nous avons pris un bon repas au célèbre café Pouchkine, celui de la chanson de Bécaud, Nathalie. Quels moments magiques et romantiques!

Moscou a, depuis plus de 20 ans, ouvert sa politique au libé­ralisme économique. Il est fréquent de voir sur les immeubles des publicités de produits de consommation côtoyer des symboles communistes. Sur l’initiative du dictateur communiste Joseph Staline, on a construit 7 bâtiments imposants pour démontrer la puissance de l’État soviétique. Ces 7 immeubles, appelés les sept sœurs de Moscou, sont remarquables par leur symétrie, leur équilibre et leurs symboles soviétiques apparents. D’autres édifices, comme l’Hôtel National, témoignent aussi de ce régime par les fresques prosoviétiques de leurs devantures.

Une nouvelle journée a commencé par notre initiation au métro moscovite. D’abord, nous voulions voyager en métro pour nous « économiser des pas » mais, surtout, nous voulions voir de plus près ces stations qu’on dit des œuvres d’arts. Nous avons eu du plaisir à trouver la bonne direction, car tout est écrit en alphabet cyrillique… mais l’expérience en valait le coup d’œil. Les stations sont splendides! Par le métro, nous avons rejoint la nouvelle galerie Tretiakov, annexée à la célèbre galerie du même nom, où l’art russe est en vedette. C’était intéressant de voir comment l’art se met au service de la politique, de façon imposée ou pas. Nous nous sommes promenés dans un curieux parc nommé le parc des statues déboulonnées, situé juste à côté de la galerie Tretiakov. Nous avons alors côtoyé Lénine, Staline et Marx, qui ont tous été rassemblés à cet endroit en souvenir d’une ère révolue.

Afin de changer le rythme, nous avons ensuite opté pour une balade en vélo dans le parc Gorki. Ce vaste espace vert au cœur de Moscou longe la rivière Moskova et attire une clientèle familiale grâce à de nombreux manèges, à des aires de jeux et à une réplique de la navette spatiale Bourane.

Nous avons inévitablemenet ramené de Moscou une matriochka, une poupée russe. Nous l’avons choisie sur la rue Arbat, où nous avons rencontré un père Noël peignant à la main ces magnifiques poupées. Nous sommes tombés sous le charme de la bonhomie de ce personnage et, conséquemment, avons ramené un beau souvenir de plus avec nous.

Une semaine pour découvrir Moscou, c’est court, surtout si la culture vous interpelle. C’est assurément une ville moderne qui a beaucoup à offrir!


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