Magazine de décoration Sofadéco Hors série - Édition Hors série 2012 - Hors série 2012 - Hors série 2012

Ardente, enflammée, Lisette Savaria n’est pas que porcelainière. Elle est beaucoup plus que cela. Aujourd’hui, après 43 ans de carrière, elle prend conscience de ce qui constitue le monde autour d’elle. Et ce n’est pas toujours très joli…

Texte : Line Gariépy      


Sa rencontre avec la porcelaine? Elle la situe autour de sa 16e année d’existence. Ou peut-être était-ce la 18e? Peu importe! C’est la terre blanche qui, immédiatement, la séduit. Parce qu’elle est malléable, prometteuse : « On peut facilement la colorer. Il est aussi possible de s’approcher de sa translucidité, de jouer avec sa finesse », m’explique-t-elle avec entrain. Au tour, comme le faisaient les tout premiers potiers, elle façonne ses pièces. Plus tard, elle s’intéresse aux plaques de porcelaine, plus solides, plus massives.

Au fil des mois, au fil des ans, Lisette explore, sonde, expérimente. C’est avec le temps que l’artiste a pu comprendre la terre à modeler, sa structure, sa texture. Du bout du doigt, elle a effleuré l’idéal auquel elle aspire. Cependant, elle sait aussi qu’elle a frôlé, à quelques reprises, les limites du matériau : « Quand on pense tout savoir, on se fait vite remettre à sa place! » s’exclame-t-elle en riant. Et, oui, il y a bien eu des pots cassés! Car le métier de la porcelaine exige un long apprentissage : « Il faut rester humble. Il faut être à l’écoute de la matière. Pour moi, c’est vivant », relate-t-elle.

Mille et une passions
Lisette n’est pas qu’une artiste de la porcelaine. Ses penchants sont nombreux. L’architecture, par exemple, l’inspire énormément. Partout, chez elle, des livres sur l’art de concevoir des bâtiments, sur les différents styles de constructions. Autre chose encore : Lisette a fait son cours classique. C’est là qu’elle a été confrontée à la philosophie. « J’aurais voulu être philosophe. Je crois que c’est important de s’interroger, et la philosophie me permet de le faire », m’explique-t-elle.

Ces notions d’architecture et d’ouverture sur le monde lui servent intensément, maintenant, dans son travail comme dans sa vie. Elle mélange les intérêts, elle entremêle les vocations. Pour Lisette, l’art, isolé, n’est presque rien. Il doit être englo­bant, et non limité ou refermé sur lui-même. « En s’intéressant à diverses choses, on trouve le moyen de s’exprimer de plusieurs façons. C’est un peu comme vous, qui devez connaître beau­coup de mots afin de formuler correctement votre pensée », m’enseigne-t-elle joyeusement. On peut même entendre son sourire!

Des arbres plein la tête
Aujourd’hui, quelque chose d’autre motive Lisette : son environnement. Elle adore la nature, et habite d’ailleurs à la campagne. Néanmoins, elle constate, autour d’elle, les marques du « progrès » : les nou­veaux quartiers poussent comme des champignons. Les arbres, eux, disparaissent encore plus vite. Tout cela la bouleverse profondément : « Je vois des érablières bicentenaires s’abattre tous les jours. Et ça s’approche, ça s’approche de chez moi… », laisse-t-elle tomber sombrement. Cependant, le découragement est de courte durée. Ce qu’elle compte faire? « La forêt diminue, mais moi, je veux l’agrandir! » s’exclame-t-elle. Déjà, depuis son arri­vée à Mirabel, il y a 16 ans, elle a planté plus de 150 arbres. Elle en veut plus, pourtant : « Je veux reboiser, vous comprenez. Je veux voir des forêts pousser! Je rêve de pouvoir acquérir des terres, les protéger, et créer plus de forêts », déclare-t-elle dans un souffle.

Elle commencera sa quête par le biais de la por­celaine. Ses nouvelles pièces, Les Entités Vivantes, sont des reproductions éblouissantes d’arbres ou de parties d’arbres, comme cette branche nue, étalant sans pudeur ses nœuds écailleux. Fa­briquée de porcelaine colorée et agrémentée de métaux choisis, elle montre toute la beauté de la nature. Sa fragilité, aussi. « Je trouve que les gens tiennent la nature pour acquise. Les hommes manquent de respect pour elle », s’attriste-t-elle doucement, avant de reprendre vivement : « Je veux recréer une forêt en porcelaine. Je veux mettre des arbres dans les commerces et dans les salons! » Son projet? Visiter les boisés du Québec, s’imprégner des formes, des lieux, des ambia­n­ces. Et puis, pour untel, elle imaginera un sapin rabougri. Pour un autre, elle enfantera un pommier chargé de fruits. Ou encore, un arbre élancé, et le suivant, pourquoi pas, incliné. Ce sera sa forêt d’argile, en attendant…

Avec ses Entités Vivantes, Lisette choisit de mon­trer la beauté et la grandeur par l’intermédiaire des arbres. Pour la porcelainière amoureuse de la forêt, cette œuvre est importante en ce qu’elle apporte à chacun : « Moi, je veux que les gens s’émerveillent. Parce que la beauté, c’est essen­tiel. On reste humain devant la beauté, quand on la voit, quand on la ressent », termine-t-elle avec sagesse. Ici s’entend tout son désir de commu­niquer. Le message? C’est qu’enfin, l’être humain puisse comprendre ce qui, réellement, importe.

Lisette Savaria, porcelainière
450 475-7085
lisettesavaria@sympatico.ca
www.lisettesavaria.com
www.museelaurentides.ca


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