Magazine de décoration Sofadéco - Édition Hiver 2010-2011 - Hiver 2010-2011 - Hiver 2010-2011
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Sofadéco / Hiver 2010-2011



Partir pour l’Orient est toujours une fantastique aventure, d’autant plus lorsqu’on se retrouve en Chine pour la fête nationale du pays dans une ville aussi animée et cosmopolite que Shanghai. Aussitôt les formalités d’entrée au pays réglées, nous avions plusieurs options pour nous rendre au centre-ville. Au lieu de l’autobus ou du taxi, dont le trajet dure environ une heure et demie, nous avons opté pour le train à lévitation magnétique (maglev). Se déplaçant avec une impressionnante douceur à une vitesse de pointe de 432 km/h, ce train a mis moins de huit minutes pour arriver à Pudong, le nouveau quartier de Shanghai.



Afin d’apprécier la visite d’une ville aux dimensions si imposantes, on doit commencer par comprendre sa structure et son développement. Une bonne carte routière était un atout non négligeable lors de nos déplacements. Surtout en Chine, car les informations sont majoritairement en mandarin et les citoyens de la ville ne parlent pas de langue seconde.

Premier arrêt : le Shanghai Urban Planning Exhibition Center, situé dans le parc du Peuple. Ce musée propose différentes thématiques qui permettent de remonter dans l’histoire de Shanghai par le biais d’images et ainsi de mieux comprendre son évolution. C’est cependant l’exposition d’une maquette de la ville qui nous a fait découvrir cette splendide capitale économique d’Asie. Véritable travail d’orfèvres, cette maquette présente l’ensemble des immeubles et des rues de la ville, incluant ses plus récentes réalisations telles que la Tour Jinmao, la tour du World Trade Financial Center ainsi que le site complet de l’Exposition universelle 2010 de Shanghai. C’est un incontournable!

Après notre visite au Shanghai Urban Planning Exhibition Center, nous avons rapidement compris que l’on devait faire des choix afin de profiter au maximum de notre séjour. Il est toujours préférable d’établir un itinéraire réaliste et de le suivre au lieu d’essayer de courir dans tous les sens. Sinon, c’est la déception assurée. Nous avons donc opté pour l’Expo universelle, le Bund (quai qui longe une rive du fleuve Huangpu), Nanjing Road, le parc du Peuple, l’ancienne concession française, la vieille ville et son bazar, le quartier de Pudong et son majestueux parc du Centenaire ainsi que la gastronomie de la ville.

Forts de cette sélection, nous nous dirigeons vers Nanjing Road. En sortant du musée, nous traversons le parc du Peuple et ses magnifiques jardins. Aire de repos pour les habitants qui veulent fuir la vie trépidante de la ville, il constitue aussi le poumon d’air de Shanghai. Au cœur du parc se trouvent l’opéra de Shanghai et le Musée des beaux-arts. Si l’on consacre deux minutes par œuvre d’art, il faudrait plusieurs mois pour toutes les admirer. Malheureusement pour nous, lors de notre passage le 1er octobre dernier, c’était le jour de la fête nationale chinoise. Pendant toute la fin de semaine, les files d’attente étaient longues, il fallait patienter plus de quatre heures pour entrer au musée. Nous avons plutôt opté pour un pique-nique improvisé au milieu des jardins. Les Chinois sont naturellement attirés par les Occidentaux; nous nous sommes volontiers prêtés aux séances de photos avec les enfants des familles qui déambulaient dans le parc.

À la sortie du parc du Peuple, direction Nanjing Road. Sur plusieurs kilomètres s’étend le cœur commercial de Shanghai. Du Bund au parc du Peuple, l’artère est principalement piétonnière. Tout ce qui se fabrique en Chine, petites et grandes marques, se trouve dans les commerces de Nanjing Road. Contrairement au bazar de la vieille ville, on peut difficilement y négocier les prix. Les Chinois adorent flâner sur cette rue. Des milliers de personnes s’y promènent jour et nuit. Garder son calme parmi les gens qui vous coupent le chemin et qui marchent dans tous les sens est loin d’être évident, sans parler des vendeurs qui cherchent à attirer votre attention pour vous offrir toutes sortes d’objets. Le soir, quand s’enflamment les centaines d’enseignes multicolores, la rue devient un lieu festif et envoûtant.

À l’intersection de Nanjing Road et du Bund, le véritable spectacle de la ville s’offre à nos yeux. Nous arrivons à la promenade longeant la rive gauche du fleuve Huangpu. Les magnifiques immeubles qui bordent le Bund ont été pour la plupart construits au siècle dernier. Puisque le sol y est instable, les édifices ont commencé à s’enfoncer dans le sol, obligeant la ville à effectuer des travaux majeurs pour étan-cher les rives du fleuve. De là est né le Bund, une promenade piétonnière d’environ deux kilomètres, où l’on peut admirer le développement exceptionnellement rapide de Shanghai. Tous les soirs, des feux d’artifice inondent les deux rives du fleuve Huangpu. Malgré cet important déploiement, le tout demeure cohérent pour l’œil et permet à Shanghai d’être classée au titre des grandes mégapoles du monde.

Shanghai a su conserver un havre de paix, où l’on peut déambuler dans le calme tout en admirant les vestiges de son passé. L’ancienne concession française a admirablement bien vieilli et dégage encore aujourd’hui les charmes discrets de la France. Les rues bordées de platanes donnent l’impression que l’on se trouve dans certaines régions de la Provence; la frénésie quotidienne de la ville y est étrangement absente. Un nouveau projet immobilier, appelé Xintiandi, a vu le jour dans ce secteur et respecte l’esprit du quartier. La vie nocturne est bien implantée sur cette rue piétonnière, où abondent restaurants avec terrasse et discothèques. Nous y avons passé quelques belles soirées alternant entre gastronomie, musique et cocktails exotiques.

L’attrait de Pudong est comme un aimant auquel on ne peut résister. Bâti en moins de 20 ans dans un secteur de la ville où l’on ne trouvait que terres agricoles et marais, Pudong est à l’image de la démesure de la Chine nouvelle. « Toujours plus haut » semble être la devise de Shanghai. Après la Tour de la Perle de l’Orient, la tour Jinmao (haute de 89 étages) et la tour du World Trade Financial Center qui culmine à 102 étages, un nouveau projet immobilier sort lentement de terre. Le groupe japonais Mori, qui finance le projet, a les nuages dans sa mire : la construction atteindra une hauteur de 115 étages. D’ailleurs, Shanghai compte aujourd’hui plus de 850 immeubles commerciaux ou résidentiels qui dépassent les 30 étages. À Québec, nous avons le Complexe G.

Cet immense développement est harmonieux et le boulevard central qui traverse Pudong se termine sur l’espace le plus vert de Shanghai, le parc du Centenaire. Une attention particulière a été apportée à l’aménagement des sentiers. Ainsi, à chaque détour, notre regard est attiré par des magnifiques ensembles floraux. Sur un des lacs, on peut admirer un tapis de nénuphars géants, un spectacle sans pareil qui porte à la méditation.

Si l’attrait résolument moderne de Shanghai est ce qui attire les touristes, il est impossible de la visiter sans s’enfoncer dans le dédale de ruelles de la vieille ville et de son bazar. Ici, on effectue un retour à la vie traditionnelle chinoise. La vie quotidienne se déroule à même le trottoir et les gens semblent tous se connaître. Quel contraste avec le côté impersonnel de Pudong! Les gens sont souriants et accueillants. Il vaut la peine de prendre le temps de s’asseoir sur une des innombrables terrasses − qui ne comptent souvent qu’une table branlante et quatre chaises − pour les regarder vivre au quotidien. Charme et dépaysement garantis!

La vieille ville est aussi le royaume de la négociation. Le bazar est l’endroit rêvé pour l’achat de souvenirs, petits ou grands. Il faut toutefois demeurer prudent. Les vendeurs gonflent généralement leurs prix pour les touristes; l’offre initiale équivaut à cinq fois, voire jusqu’à dix fois, le montant que vous pourrez payer selon l’objet recherché. Les Chinois sont de redoutables négociateurs. Même s’ils vous semblent en colère, vous devez vous rappeler que ce n’est pour eux qu’un jeu dont vous pourriez être la victime.

Notre déception du voyage? Il y en a toujours une… C’est l’Exposition universelle de Shanghai. Nous sommes partis de Québec dans le but de vivre cette expérience. Bercés par les histoires racontées sur Montréal lors de l’Expo 67 et après avoir visité celle de Lisbonne en 1998, nous étions excités par ce tour du monde en accéléré qu’offre ce genre d’événement majeur. De plus, l’Exposition universelle 2010 de Shanghai se voulait flamboyante par le développement créatif dont ont fait preuve les architectes et les designers des pays représentés. Si l’aspect extérieur des pavillons a répondu à nos attentes, l’accès à ceux-ci se révélait toutefois presque impossible. Quand un événement reçoit plus de 500 000 visiteurs par jour sur son site, les files d’attente sont interminables. Le gouvernement chinois a facilité l’accès à son peuple afin de lui offrir une ouverture sur le monde. Or, comme 95% des visiteurs étaient d’origine chinoise, il aurait été facile de permettre aux étrangers qui avaient parcouru des milliers de kilomètres un accès plus direct aux pavillons. Nous avons pu visiter celui du Canada sur présentation de notre passeport et celui de la France en dînant dans son restaurant gastronomique tenu par les frères Gros. Ainsi, nous avons pu entrer par la porte arrière. Notre visite de l’Expo s’est cependant limitée à ces deux pavillons.

Malgré cette déception, nous avons terminé notre voyage sur une note positive dans un restaurant situé sur le Bund : Mr and Mrs Bund. L’endroit est tenu par des Français associés à des Chinois. On nous a servi un véritable festin de cuisine fusion. Assis à une terrasse avec en toile de fond le spectacle permanent des lumières de Shanghai, le repas a été éblouissant. Les lumières qui brillaient alors dans nos yeux ne se sont pas encore éteintes…


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