Magazine de décoration Sofadéco - Édition Octobre 2010 - Soyez informé - Avant de remplacer vos fenêtres
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Sofadéco / Octobre 2010



Si vos fenêtres ont commencé à pourrir ou qu’elles sont devenues trop difficiles à manipuler, il est probablement temps de les changer. Mais avant de téléphoner à des entrepreneurs, vous devez déjà avoir une bonne idée de ce que vous désirez pour obtenir des soumissions comparables.

Texte : Luc Masson      


Demander trois soumissions
Quand on entreprend des travaux de rénovation, la démarche habituelle consiste à demander des soumissions à trois entrepreneurs pour choisir celle qui semble la plus avantageuse. Cette méthode vaut aussi pour les fenêtres, mais encore faut-il avoir une idée précise de ce que l’on veut. Si un entrepreneur vous propose des fenêtres en PVC et qu’un autre ne vend que des modèles en aluminium, le premier aura assurément la soumission la plus basse, puisque le PVC est moins coûteux.

Habituellement, on choisit l’aluminium pour sa très grande durabilité et le PVC pour son coût abor-dable. Quant au bois recouvert, on l’utilise pour son aspect chaleureux à l’intérieur sans l’entretien extérieur. Mais puisque le remplacement des fenêtres représente un investissement important, la majorité des gens optent pour le PVC.

Choisir le vitrage
Outre le matériau qui compose la fenêtre, le choix du vitrage est l’autre élément qui fera le plus varier le prix de la facture. De nos jours, le verre énergétique comprenant un enduit à faible émissivité est presque devenu le standard de l’industrie. L’une des surfaces du vitrage est recouverte d’une pellicule métallique invisible qui réfléchit la chaleur rayonnante. Lorsque l’on ajoute un gaz isolant comme l’argon entre les deux vitres, ce type de vitrage atteint une valeur isolante de R-3 à R-4, selon le type d’enduit utilisé. Étant donné l’augmentation constante des coûts de l’énergie, on considère aujourd’hui que ce type de vitrage est le minimum requis.

L’ajout d’une bordure chaude (c’est-à-dire un intercalaire isolant qui conduit moins la chaleur que les intercalaires traditionnels) pour maintenir l’espacement entre les deux vitres est optionnel. Si vous voulez maximiser votre confort, il vaut la peine d’investir un peu plus, surtout pour une grande fenêtre ou une porte-fenêtre coulissante. Vous minimiserez ainsi la sensation de froid que l’on ressent à proximité des fenêtres en hiver, réduirez la condensation et éviterez la formation d’un bourrelet de glace autour du vitrage.

On peut aussi ajouter une pellicule de polyester entre les deux vitres et créer deux espaces remplis de gaz isolant et deux enduits énergétiques; on obtient alors l’équivalent d’un vitrage triple. Ce type de verre peut atteindre un facteur isolant de R-9! Toutefois, il est beaucoup plus cher et on l’utilise surtout dans les pièces entièrement vitrées.

Remplacer ou non le cadre
La plupart des fabricants offrent des fenêtres de remplacement au cadre peu profond (3¼ po) qu’on peut insérer dans un cadre existant. C’est la méthode d’installation la moins coûteuse, mais certains considèrent qu’il y a un risque à procéder de la sorte, puisque de la pourriture peut se cacher sous les anciens cadres. Cela dit, si les cadres sont en bon état et que vous avez toujours remplacé le calfeutrage régulièrement pour prévenir les infiltrations d’eau, vous pouvez envisager de ne pas remplacer les cadres… la décision vous appartient. Cependant, il faut savoir que l’installation d’une fenêtre dans un cadre existant réduit quelque peu la surface vitrée et la luminosité.

Enfin, quelle que soit la méthode choisie, on conseille de placer les fenêtres vers l’intérieur des pièces afin de profiter de la convection du système de chauffage, ce qui réduit la condensation et les pertes de chaleur à travers le cadre. Pour combler la différence entre la profondeur du cadre et l’épaisseur du mur, certains fabricants proposent des cadres monobloc en différentes profondeurs, tandis que d’autres offrent des moulures d’extension de cadre qui peuvent être installées sur place ou en usine. Sans aucun joint, les cadres monobloc éliminent toute possibilité d’infiltration d’eau, pourvu que le calfeutrage autour de la fenêtre soit parfait.

Évaluer la qualité
Il existe un moyen très simple de choisir des fenêtres de qualité : ne retenir que les fenêtres ayant subi les tests de l’Association canadienne de normalisation (ACNOR ou CSA). Lors de ces tests, on vérifie l’étanchéité à l’air, notée de A1 (acceptable) à A3 (supérieure). La résistance aux infiltrations d’eau est notée de B1 à B7, tandis que la pression exercée par les vents est graduée de C1 à C5. Une fenêtre ayant des notes de A2, B3 et C3 est satisfaisante. Puisqu’elles se referment en comprimant les coupe-froid, les fenêtres à battants, à auvent et à crémone obtiennent généralement de meilleurs résultats à ces tests. Enfin, si la fenêtre affiche en plus le logo Energy Star, vous économiserez jusqu’à 12 % de vos coûts d’énergie par rapport aux autres produits.

Considérer l’orientation solaire
Une fenêtre située au nord constituera toujours une importante source de pertes de chaleur, même avec un bon vitrage. De même, à l’ouest, les grandes fenêtres sont souvent une source de surchauffe en été. Dans de tels cas, il faudrait donc songer à réduire la dimension de certaines fenêtres pour corriger des problèmes d’inconfort. Dans l’axe sud-est à sud-ouest, un vitrage peut enregistrer plus de gains de chaleur solaire durant le jour qu’il n’en perd durant la nuit. Idéalement, on devrait choisir le type d’enduit énergétique en fonction de l’orientation des fenêtres, car certains isolent davantage, mais retiennent par le fait même moins de chaleur. On devrait par conséquent les installer dans l’axe nord-est à nord-ouest.