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Médaillé d’art sportif

Michel Bell en compagnie de Roméo Dallaire





Michel Bell peint comme d’autres jouent au golf : le plus souvent possible en dehors des heures de travail et du temps passé en famille. « Je l’ai toujours fait pour m’amuser, sauf que maintenant je vends des tableaux », raconte-t-il. Cette belle aventure artistique a commencé entre la mer et le ciel d’Hawaï il y a près de 30 ans…

En 1981, à la fin de ses études universitaires en physique, Michel Bell a mis le cap sur les terres et la mer paradisiaques d’Hawaï. Fervent de planche à voile, il a participé à de nombreuses compétitions et a même atteint le 10e rang au classement mondial de ce sport. Il a passé ainsi deux hivers à Hawaï pour s’entraîner. C’est à ce moment, dans ses temps libres, qu’il a commencé à peindre. Son premier sujet? La planche à voile, évidemment… « Et mon frère Danny qui a été champion du monde à la balle au mur », ajoute-t-il.

Michel Bell n’a jamais suivi de cours de peinture. Mais en bon sportif qu’il est, il s’est entraîné longuement et a appris par essais et erreurs. Il avait cependant une base importante : « J’ai toujours dessiné. J’avais aussi un oncle qui était peintre amateur et, lorsque nous allions chez lui, j’aimais aller dans son studio. Mais je n’ai jamais pensé en faire une carrière. »

Un peintre sportif
Michel Bell ne gagne pas sa vie avec sa peinture, et ce n’est pas son objectif. « J’ai 5 enfants de 2 ans à 14 ans », confie-t-il fier d’eux. Il peint le soir et les fins de semaine après ses journées dans le monde de la finance et lorsque les enfants sont rassasiés de sa présence.

Ne cherchez donc pas de tableaux signés Bell en galerie. « Je ne peins pas assez pour exposer en permanence, explique-t-il, mais j’ai un projet de livre photos-tableaux avec le photographe britannique Bob Martin. » Une collaboration « naturelle » entre deux hommes férus de sports. « C’est une idée de ma femme, continue-t-il. J’ai toujours peint des scènes sportives et elle m’a suggéré de contacter Bob Martin, l’un des plus grands photographes sportifs au monde. Depuis une couple d’années, il me fournit des images et je peins à partir de celles-ci. » C’est ainsi qu’il a pu créer plusieurs des toiles que vous pouvez voir sur son site Internet (www.bellartist.com) : Andre Agassi à la fin de son dernier match au US Open en 2006, Andy Roddick à Wimbledon, un voilier lors de la Coupe des Amériques… En ce moment, l’artiste de Lac-Beauport travaille à partir d’une magnifique photo du Tour de France et il attend des photos de Roger Federer prises à Wimbledon, alors que le Suisse est devenu le plus grand vainqueur de tournois du grand chelem de tennis.

« Ce que j’aime des scènes de sports, c’est l’action, s’enthousiasme Michel. C’est coloré et ça me permet de faire des tableaux très powerful. C’est juste dans le sport que l’on trouve ces couleurs éclatantes. » Cette explosion de couleurs est aussi présente chez les deux peintres qui l’ont le plus inspiré : LeRoy Neiman et Americo Makk.

Peindre l’événement
Outre les grands moments du sport, Michel Bell peint les personnages qu’il admire. Il est même de plus en plus en demande pour immortaliser le passage de personnalités dans la région de Québec. Par exemple, il a suivi le Telus World Skins Game tenu dans la région de Québec à titre de peintre associé, ce qui lui a permis de rencontrer Fred Couple, Mike Weir et Sergio Garcia. Ces vedettes du golf possèdent maintenant des tableaux d’eux-mêmes en action, des toiles signées Bell, évidemment.

Philanthrope, Michel Bell a aussi fait le portrait de personnalités de passage à Québec et ces toiles ont été vendues aux enchères au profit d’organismes humanitaires. Harry Belafonte, Roberto Benigni et Roger Moore font ainsi partie de sa galerie de portraits. Et ils ont une reproduction de Bell chez eux!

Peu importe le thème, il a toujours la même technique : il fait d’abord un croquis sur sa toile à partir d’une photo et il utilise ensuite sa spatule pour appliquer l’huile. « Je n’ai même pas de pinceau! Et je n’ai qu’une seule spatule… », avoue-t-il. Comme quoi, en sport comme en art, ce n’est pas l’équipement qui donne du talent…

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