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Nicolas Brassard : artiste verrier

Nicolas Brassard : artiste verrier.
Lampe sur pied modèle Jazz.
Lampe de table cubique.
Détail d'une lampe de style lanterne.
Lampe de style lanterne.





Nicolas Brassard emploie ses 30 ans à perpétuer un savoir vieux de plus de 1000 ans. Le vitrail est pour lui un art au goût du jour. Entre ses mains, les morceaux de verre monochromes s’assemblent et forment des lignes pures. Ses lampes chatoyantes sont bien de notre époque.

« Je veux réactualiser le métier et le ramener dans les intérieurs d’aujourd’hui. Je m’inspire directement de l’architecture et du design contemporain. Je veux créer ce que je n’ai jamais vu », explique Nicolas.

Ce projet ambitieux, il le chérit depuis un certain temps déjà. Il a suivi son premier cours de vitrail en 2003. « Je travaillais dans un garage en face du Cégep Limoilou, où je terminais le programme de lutherie. Les propriétaires des Artisans du Vitrail, Pierre et Jocelyne, venaient gazer et je jasais avec eux de leur business. Ils m’ont donné le goût de suivre un cours de vitrail qui se donnait le samedi. J’y suis allé et, à la fin de la journée, ils m’ont offert un travail chez eux », raconte Nicolas.

Fervent amateur des techniques des métiers d’art, Nicolas se laisse tenter. Il travaille d’abord à l’entrepôt des Artisans du Vitrail, où il se familiarise avec le métier en rangeant les nombreux arrivages de verre. Bientôt, il collabore à un premier projet. Avec les artisans de la place, il travaille à un portail pour un manoir privé situé à Portneuf. Conquis, il délaisse peu à peu son idée de lancer un atelier de lutherie pour se donner à fond à sa nouvelle passion qui, selon lui, l’amènera à être davantage créatif que s’il devenait luthier. Après deux ans à travailler sur les projets des autres, il décide enfin de faire ses propres créations. Sa tâche devient laborieuse. Il choisit de créer des lampes qui s’intègrent aux intérieurs contemporains et urbains.

« Pour y arriver, j’épure les formes et les motifs. Je simplifie les lignes. J’utilise une palette de couleurs restreinte et harmonisée. Je travaille aussi les détails. Comme les modèles sont simples, j’ajoute souvent des billes de verre ou de bois en guise de frise », décrit Nicolas. Avec le temps, il a aussi appris à travailler avec les retailles de verre. La création de lampes avec des retailles est alors une véritable improvisation, qu’il se plait à nommer « jazz ». S es improvisations se raffinent avec chaque nouvelle lampe.

Nicolas fabrique ainsi notre époque à temps plein et compte bien le faire encore longtemps : « J’ai des idées de grandeur. Pourquoi ne pourrait-on pas en vendre à New York et à Toronto? Une fois que tous les citoyens de Québec auront leur lampe, il va bien falloir que j’aille ailleurs! » dit-il avec un air amusé.

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