Jean Grenier : artiste peintre

Jean Grenier : artiste peintre
Nuit d’hiver sur le château (20 x 30 )
Dans la rue des peintres de Charlevoix (24 x 36)
En face du château (18 x 24)
Journée d’hiver sur le cap (12 x 24)
Une belle de Granby (18 x 24)
Standard Life (18 x 24)
L’hiver à la porte Saint-Louis (18 x 24)
L’Acadien II (18 x 24)





Jean Grenier, 59 ans, entame depuis peu une nouvelle vie. Il y a 4 ans, il prenait sa retraite du métier de technicien en laboratoire de recherche en phytopathologie (études des maladies des plantes) à l’Université Laval. Il a alors choisi de consacrer la majeure partie de son temps à une vieille passion. Le chercheur quittait son poste pour devenir artiste peintre.

Enfant, Jean Grenier s’extasiait déjà devant la peinture. « Je me souviens encore d’une toile de style espagnol que j’avais vue. Je n’avais pas 10 ans. Elle était peinte sur du velours. Dans chaque cheveu, on voyait le filament. Je trouvais ça fascinant. » Il s’est lui-même outillé de pinceaux, qu’il a sitôt rangés afin de faire carrière et de bien gagner sa vie. « Je ne croyais pas avoir de talent et je trouvais que je prenais trop de temps pour peindre. Pour faire un tableau, je pouvais mettre entre 25 et 40 heures. On ne vit pas avec ça », lance-t-il.

Les années passent et ses enfants grandissent. Sa fille, maintenant au secondaire, lui demande une bonne journée de lui apprendre à peindre. « C’est ce qui a ranimé la flamme. Cela faisait 25 ans que je n’avais pas touché à ça. J’ai sorti mes vieux tubes, mes vieux pinceaux et on s’est installés. Depuis ce temps-là, je peins toutes les semaines. »

C’est aussi à cette époque qu’il se met à la recherche d’un mentor pour lui apprendre à travailler son art. Il le trouve en la personne de Paul-Émile Lemieux : « C’était un puriste, un dur. Il n’était pas là pour me complimenter. Il était là pour me dire mes faiblesses. C’est ainsi que j’ai appris », affirme Jean Grenier. Pendant plus de 10 ans, il trouvera le moyen de faire cohabiter sa passion pour la recherche et celle pour la peinture, avant de finalement se consacrer à cette dernière à temps plein.

Jean Grenier explore d’abord le côté conformiste de son art. Ce n’est que petit à petit qu’il apprend à se découvrir et qu’il finit par trouver sa propre signature. « Dans un de mes tableaux, je voulais vieillir de vieilles granges, donc je cassais mes lignes. Et je me suis dit : "Tiens, pourquoi ne pas toutes les briser?" ». Le résultat fantaisiste et ludique plait à l’artiste. « J’appelle ça le style ondulationniste . J’ai choisi de le travailler pour avoir droit à la différence et pour oser », explique l’artiste habité par le besoin de sortir des sentiers battus.

Il choisit ses sujets lors de promenades à travers rues et ruelles. Lorsqu’il trouve matière à illustrer sa vision des choses, il s’arrête et photographie. Ce sera dans son atelier, à l’aide de croquis, qu’il trouvera l’angle à exploiter. Présentement , il est justement en pleine création. Au printemps prochain, comme chaque année depuis quatre ans, l’artiste sortira de son refuge : « Du mois d’avril à la mi-septembre, je fais des symposiums à travers la province. J’ai un petit Westfalia pour coucher et une remorque à l’arrière pour traîner mon matériel. Ma femme et moi, nous partons comme de petits nomades pour faire le tour de la province. C’est un mode de vie extraordinaire », conclut cet homme heureux.




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