François Faucher, artiste peintre






Vibrations positives
Nulle part ailleurs il n’existe pareille allure ou pareille esthétique. Les couleurs, les personnages et la lumière sont tout aussi uniques. Entrons dans l’univers d’un artiste peintre au langage extraordinairement expressif!

François Faucher est sans conteste un artiste accompli, lui qui, pourtant, se destinait à une tout autre profession! C’est vers l’architecture qu’il se dirige d’abord, cherchant un métier qui pourrait combiner sa passion du dessin et des perspectives d’avenir intéressantes. Cependant, la discipline de fer imposée par le métier le déçoit. « C’est que l’architecture, c’est très strict. Il y a une énorme différence entre le projet de départ et celui qui voit le jour », confie François. Les compromis, les contraintes, les limites l’emportent finalement sur l’intérêt pour le travail. À 29 ans, après avoir évolué dans cette branche pendant 6 ans, le jeune architecte prend sa « retraite »!

Malgré l’apparente énormité du geste, François est serein. C’est la peinture qui l’intéresse, voilà tout! Mais il n’allait pas s’arrêter là! Il demande à son épouse d’abandonner son métier et de s’en­gager avec lui dans l’aventure. « Elle a dit oui tout de suite! » se réjouit-il encore aujourd’hui. Mais les premières années sont loin, très loin d’être faciles. Les commandes sont rares, les sorties également. « Pendant trois ans, nous ne sommes pas allés au restaurant une seule fois! » s’exclame François. Et pourtant, le couple s’entête. Bien leur en prend, puisque peu de temps après, les choses commencent à s’améliorer.

Ce que nous appelons le hasard...
À ses débuts, François se lance surtout dans la peinture de paysages. Un choix qui n’est pas toujours de tout repos, puisqu’il doit travailler à l’extérieur, souvent par temps froid. C’est pourtant durant l’une de ces sorties que le destin fait son entrée dans la vie de François par la grande porte. « Il faisait froid ce jour-là, et mes coups de pinceau étaient plutôt déformés. Le soir, quand je suis rentré, et que j’ai regardé tout ça… », se souvient-il avec une certaine émotion. L’artiste constate l’irrégularité du trait, et aime ce qu’il voit. À partir de ce moment, il se met au travail avec détermination, et, pendant les cinq années suivantes, perfectionne cette nouvelle façon de peindre au maximum. « Tout ce temps, je n’ai pas ouvert un livre d’art, et je n’ai visité aucune galerie! » s’empresse-t-il de m’expliquer. « J’ai voulu avoir un style unique, et j’y suis arrivé! » ajoute-t-il avec fierté.

Ses toiles sont, en effet, absolument uniques. Son style, qu’il a baptisé le « vibrationnisme », ne s’inspire d’aucune autre technique. Les traits sont gras, droits, noirs et… vibrants! Les personnages sont simples mais expressifs, et les couleurs, chaudes, vives et appliquées avec brio. Elles pro­duisent une impression de feu qui couve. Il y a, dans son œuvre, quelques thèmes récurrents : les chandelles et les musiciens. D’où viennent ces influences? « D’abord, quand j’étais jeune, j’ai toujours été fasciné par les chandelles… En fait, par la lumière que produisent les chandelles », se rappelle François. Le soir, autour d’un feu de camp, il observait avec curiosité et attention le mouvement des flammes. La lumière, ou plutôt la façon de peindre la lumière, est devenue pour lui un élément de la toute première importance.

Les musiciens font aussi partie de son enfance. François a grandi dans une famille où la musique était omniprésente. « J’ai étudié le violon pendant quelques années, et chez moi, il y avait un piano dans le salon », se remémore cet amoureux du quatrième art. L’artiste est d’ailleurs un admirateur invétéré des festivals de musique locaux. Dans ses toiles sont abondamment représentés des musiciens, quelques-uns jouant de la trompette ou de la flûte, les autres du piano ou du violon. Les personnages sont élégants, et l’atmosphère, chaude et animée; elle rappelle celle qui émane d’un cabaret de jazz envahi de convives richement vêtus… On croirait entendre la musique…

L'architecture : un cadre nécessaire et utile
De ce premier métier, il aura appris des principes et des préceptes qui, encore aujourd’hui, lui sont indispensables. Il aura retenu tous les éléments qui pouvaient lui procurer un bénéfice, aussi infime soit-il. La méthodologie liée à la recherche de nouveaux concepts, entre autres, est l’un des avantages qu’il a retirés de ces quelques années en architecture. Sa femme, très engagée, et lui se réunissent quotidiennement afin de discuter de nouvelles idées, de nouvelles avenues.

François est loin de l’image qu’on se fait de l’artiste « typique », rêveur et dissipé. C’est un homme sérieux, qui voit à son avenir. « Ma femme dit que je suis straight! » avoue-t-il en riant aux éclats. Après tout, pour séduire, ne faut-il pas, en plus de la sincérité, une bonne dose de droiture?

François Faucher
450 655-6209
www.vibgallery.com

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