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Alexandre Despatie : À vos marques... Prêts? Plongez!






Alors qu’il se prépare pour ce qui sera vraisemblablement ses derniers Jeux olympiques, le plongeur Alexandre Despatie rêve de renouveler son expérience devant la caméra. Portrait d’un homme dynamique et fonceur que rien ne semble arrêter!

Il est tombé dedans quand il était petit. Le plongeon, il va sans dire. « Mes pa­rents avaient une piscine avec un petit tremplin. Ma mère dit que je sautais du tremplin avant de savoir comment nager jusqu’au bord. Il fallait que mes parents soient là pour me ramasser! » se souvient l’athlète olympique.

Issu d’une famille sportive – sa mère est instructrice de golf, et toute la famille a l’habitude de passer ses hivers sur les pentes de ski –, le petit Despatie touche à tout : ski, golf, natation, tennis... Mais c’est le plongeon qui l’accroche. À 7 ans, il participe à ses premières compétitions. À 8 ans, il vit ses premiers championnats canadiens. « C’est à ce moment-là que c’est devenu plus sérieux, se remémore-t-il. Déjà, j’avais à cette époque le désir de gagner. C’était naturel chez moi, rien n’a été forcé! »

Le plongeur a connu la consécration très tôt. Le début de sa carrière « senior » fait même partie du Livre Guinness des records 2000. En 1998, il devient en effet le plus jeune médaillé de l’histoire des Jeux du Commonwealth, à 13 ans seu­lement! « Les Jeux du Commonwealth m’ont donné un boost et ont développé beaucoup de choses à l’intérieur de moi. J’ai commencé à avoir des objectifs pré­cis, à vouloir me dépasser... et à rêver aux Olympiques! »<#>

Le rêve olympique
Se consacrer aussi précocement et intensément à un sport a bien sûr un prix. Mais pour Despatie, les heures consacrées au plongeon n’ont jamais été un fardeau, même à l’époque trouble de l’adolescence : « Les gens me demandent souvent si j’ai l’impression d’avoir manqué ma jeunesse... Je réponds tout le temps que j’ai eu une adolescence, mais que je l’ai seulement vécue différemment des autres. Ma tête était déjà fixée sur les Olympiques. Je ne pensais pas au reste, j’étais tellement concentré sur mon rêve! »

À 15 ans, alors que d’autres font l’école buissonnière ou se révoltent contre leurs parents, Despatie vit quant à lui ses premiers Jeux olympiques à Sydney, en 2000. Et il étonne tout le monde en se classant 4e au 10 m. « À cause de mon bas âge, j’y allais en ayant la chance de juste participer, sans pression. C’était tellement grandiose et impressionnant, et ça a bien été... Je ne pouvais demander mieux! »

Bien sûr, il y a eu des moments plus difficiles, comme lorsque l’athlète s’est fracturé le pied à quelques mois des Jeux de Pékin, en 2008, où il souhaitait rafler une médaille d’or après avoir remporté celle d’argent au 3 m à Athènes, en 2004. Un rêve qui lui passe sous le nez, puisqu’il repart pour une seconde fois avec l’argent. « J’ai eu des up and down, c’est sûr, mais mon cœur a toujours été en amour avec le plongeon », affirme-t-il.

À l’aube des Jeux de Londres, en 2012, le plongeur, qui se guérit présentement d’une blessure au genou, rêve encore de l’or. « C’est la seule médaille qui me manque! J’ai gagné en coupe du monde, aux cham­pionnats du monde, aux Jeux panaméricains... Je travaille fort pour me préparer. »

L’après-plongeon
À 26 ans et après presque deux décennies de sa vie consacrée au plongeon, Alexandre Despatie est toutefois lucide : l’heure de la retraite a bientôt sonné. « Physiquement, mon corps commence à me donner des signes. Ce seront très probablement mes der­niers Jeux olympiques », soutient-il.

Loin d’être découragé, Despatie pense déjà à sa deuxième carrière. « J’ai beaucoup d’intérêt pour le
cinéma », affirme le jeune homme qui a fait ses pre­mières armes devant la caméra dans le film québécois À vos marques... Party!, où il interprétait un... plon­geur. Sa mentore durant le film, la comé­dienne Louise Laparé, aurait même dit de lui qu’il est un « naturel ». « J’ai adoré mon expérience et j’aimerais ça voir si j’ai un futur dans ce domaine. Je suis aussi intéressé par le monde des télécommunications, que j’ai appris à aimer en gravitant autour depuis que je suis jeune », confie-t-il.

Ce qui branche Alexandre Despatie? Faire ce qu’il aime, relever des défis et voyager, une autre de ses passions. « J’ai des amis un peu partout à travers le monde, j’ai toujours aimé voyager », affirme celui qui accorde une grande importance au temps passé avec sa famille et ses amis. Il est aussi un mordu de la mode; il adore feuilleter des magazines et assister à des défilés.

Même s’il a beaucoup voyagé, Despatie assure que Montréal demeure une de ses villes favorites, lui qui a grandi à Laval. Qu’aime-t-il faire, lorsqu’il revient en ville? « Un bon restaurant avec mes amis... Un boys night out, quoi! » conclut-il.<##>

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