suite de l'article...






En 1998, Annie-Cécile Tremblay obtient un DEC technique avec la céramique comme spécialité. À sa sortie, elle n’a qu’une seule envie : approfondir par la pratique les techniques qu’elle a apprises en classe. Voulant aussi en savoir davantage sur les contes et légendes celtes, le genre de sujet qu’elle aime particulièrement voir apparaître sur sa poterie, elle part en Bretagne pour un stage de quatre mois. C’est un séjour mémorable et ce voyage lui permet d’acquérir quelques ficelles du métier grâce à l’expérience du potier qui la reçoit, Dominique Beaufils.

Forte de cette expérience et d’autant plus passionnée par la céramique, cette artisane déterminée revient au pays avec l’intention d’offrir aux gens sa propre interprétation d’un métier qui, on doit le dire, n’est pas très courant pour sa génération. D’abord, ce sont les contes et légendes d’ici et d’ailleurs qu’elle dessine à main levée sur le grès. Ce thème sera pendant plusieurs années sa marque de commerce. Elle veut alors « graver ces histoires dans l’argile pour leur donner une part d’éternité et ainsi les empêcher de tomber totalement dans l’oubli». Cependant, cette contrainte finit par lui peser lourd. Elle a envie de plus de liberté. « Aujourd’hui, je raconte encore des histoires à travers mes personnages, mais je le fais moins de façon formelle que dans l’esprit du dessin libre », explique-t-elle.

Des personnages naissent donc en ne portant désormais que couleurs et humour, des personnages qui font sourire, qui rehaussent le bonheur de boire un café au réveil, de cuisiner un festin de pâtes ou de viandes grillées… C’est une poterie tout à fait irrésistible qui simplifie le quotidien et donne envie de dire : « longue vie à ce noble travail! ».

Voir tous les artistes & artisans