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La fantaisie de Jeska, artiste peintre






Prometteuse artiste de la relève, Jeska vit un véritable rêve éveillé. Alors qu’une rumeur favorable à son sujet se propage, elle se laisse porter par sa passion : la peinture.

À l’aube de sa carrière, Jeska, Jessica Hartwell de son vrai nom, marche déjà sur la route dorée du succès. À 26 ans, la jeune femme aux longs cheveux noirs de jais a ouvert son propre studio-galerie à Saint-Jérôme. Elle a également exposé dans plusieurs pays, dont l’Espagne et, prochainement, en Belgique et en France. De plus, ses œuvres font partie de plusieurs collections. Elle réussit aujourd’hui à vivre uniquement de son art : des toiles colorées et étincelantes qui attirent immédiatement l’attention. « Oui, je me sens privilégiée et je l’apprécie vraiment comme un beau cadeau de la vie, raconte avec humilité l’artiste peintre. Mais j’ai travaillé vraiment fort pour y arriver! »

L’histoire débute il y a quelques années. Inspirée par des toiles du restaurant où elle travaillait alors, Jeska voulait décorer son nouveau condo avec quelques pièces d’art. « Je n’avais pas les moyens de m’en acheter, alors j’ai décidé de les faire moi-même, se souvient-elle. Je suis allée me chercher du matériel et j’ai fait tous les tableaux pour mon condo! » Le commun des mortels pourrait difficilement s’improviser peintre, mais Jeska semble naturellement douée. « Ce que j’ai peint alors ne ressemble vraiment pas à ce que je fais maintenant, mais je crois que j’ai toujours eu une âme d’artiste. Je ne sais pas comment l’expliquer, mais je l’avais en moi. Ça se ressent, ces choses-là. »

Il y a trois ans, elle prend la décision de se consacrer entièrement à sa nouvelle passion. « Ça m’aurait sûrement coûté moins cher d’aller à l’école, avoue-t-elle en riant. J’en ai manqué des tableaux, à faire des tests pour comprendre mon produit et ma technique... Mais ça m’a permis de développer un style qui m’appartient. »

Fière de son parcours d’autodidacte, Jeska a quand même décidé récemment d’entamer une formation en arts visuels à l’UQAM. « C’est important pour moi d’avoir plus de vocabulaire, de me perfectionner », ajoute-t-elle.

Briller de mille feux
Jeska donne libre cours à sa fantaisie, lorsqu’elle peint. Nul doute, sa passion pour l’art l’anime. « Si j’arrêtais de peindre, ce serait comme si on me coupait la parole! Dans la vie, je suis une fille assez simple. C’est vraiment ma façon d’exprimer la fantaisie qu’il y a en moi... » Cette fantaisie, elle se traduit dans ses tableaux par l’utilisation de couleurs vives, qu’elle amplifie par l’ajout de matériaux qui donnent texture et brillance à ses œuvres. Moderne dans son approche, l’artiste utilise des techniques mixtes : l’acrylique, les paillettes, des cristaux, la bombe aérosol, qui évoque l’esthétique urbaine du graffiti, et même l’époxy, dont elle recouvre ses toiles. « Ces ajouts donnent la touche magique, l’onirisme à mes tableaux, et je crois que c’est ce qui frappe l’imaginaire des gens, qui éveille l’enfant intérieur en eux », analyse-t-elle.

Attirée par l’abstraction, elle découvre son pinceau le jour où elle décide d’ajouter un bouddha à un de ses tableaux. Ainsi est né son style, qu’elle nomme frontière figurative. Elle dessine à grands traits des animaux (dont plusieurs oiseaux aux plumes brillantes et colorées), des objets ou des personnages qui donnent du mouvement à ses toiles, le plus souvent des grands formats où l’artiste peut donner libre cours à son impulsion créatrice.

À vie pour les enfants
Ayant elle-même souffert d’une maladie lorsqu’elle était en bas âge, Jeska s’implique depuis plusieurs années dans la cause des enfants malades, en donnant bénévolement des ateliers à l’Hôpital Sainte-Justine. « J’ai l’impression que ça les aide à oublier leur mal durant un instant », confie la jeune artiste.

Désormais associée avec Opération Enfant Soleil, elle a pris part aux deux dernières collectes de fonds en organisant un cocktail-bénéfice. « C’est une soirée privée, sur invitation, où j’expose mes toiles. L’an dernier, plusieurs artistes ont aussi participé, dont Nadja et Marie-Chantal Toupin, qui était marraine de l’événement. On a amassé 10 000 $! »

D’ailleurs, Marie-Chantal Toupin a été si inspirée par le travail de Jeska qu’elle a choisi une de ses toiles, représentant une bouche pulpeuse, pour illustrer son plus récent album, intitulé Le Baiser. Comme quoi le bouche à oreille ne fait que commencer...

www.jeska.com

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